• Le retour des rois

    Le retour des rois!

    Hi everybody!

    Votre aimable servitrice se fait un peu désirer sur ce blog, le motif en question étant tout simplement le fait que je viens de trouver un boulot (enfin) mais hélas à des kilomètres d'ici (en Afrique), aussi, je ne pourrais pas m'occuper régulièrement de ce petit blog! Snif!

    Mais bon, il nous reste encore pas mal de temps à passer ensemble, et beaucoup de films à chroniquer. Alors à vos marques...

    Une fois n'est pas coutume, je vais jeter des lauriers à deux cinéastes que d'habitude je ne porte pas dans mon coeur, pour cause de chauvinisme et de snobisme bobo!

    Pingu : tu pousses un peu le bouchon!

    Que nenni! Pendant des années, les noms Woody Allen et Cronenberg me donnaient des poussées d'urticaires, pas à cause des films mais à cause de l'admiration béate d'une horde d'intellectuels fanatiques. Pendant des années, on nous a gavé de phrases toutes faites du style "le symbolisme du corps, la métaphore psychanalytique d'une société cannibale..", bref des grands discours lénifiants et creux, pour célébrer les bouses de des deux grands réalisateurs. Avant de continuer, je précise une chose : je ne suis pas une fan de Allen ou de Cronenberg, mais je pense qu'ils méritent largement leur place au panthéon du cinéma. Ce que je déplore en fait, c'est cet aveuglement qui pousse certains intellectuels à se pâmer chaque année devant le dernier Allen ou à crier au génie devant chaque film de Cronenberg! Soyons honnête, Existenz ce n'était pas terrible et les derniers Allen laissaient à désirer! Bon, il est vrai que devant le cinéma Parkinsonien qui sévit dans nos salles, on ne peut que s'extasier devant un film de maître...même mineur!

    Alors qu'Harry Potter débarque dans nos salles, il y a encore deux films qui valent franchement le détour : Match Point et History of Violence

    Bienvenu Mister Chance

    Woody Allen prend à court ses plus fidèles supporters en  s'exilant dans la capitale anglaise pour tourner cette adaptation moderne  des romans d'apprentissage du 19 ème siècle. Cette fois, Rastignac est un jeune homme pauvre (Chris), qui gagne sa vie en donnant des cours de tennis. Séduisant, intelligent, le jeune homme parvient peu à peu à s'attirer les bonnes grâces d'une famille anglaise. Cependant, alors que tout semble lui réussir, voilà que surgit Nola, une américaine fragile mais d'une beauté fatale...

    Film sur la chance et le hasard, Match Point surprend par son amertume et son implacable cynisme. La vie n'est pas une question de travail, comme on nous le bassine depuis la naissance, mais une question de chance, l'issue du match nous dit Allen, ne dépend pas seulement de la qualité des joueurs mais surtout de l'endroit où tombe la balle. En clair, certains seront toujours gagnants quoiqu'ils fassent et la fin du film, est une grosse claque à l'adresse de ceux qui croient encore en l'existence d'une certaine forme de justice. Incroyablement bien filmé, ce film sonne comme la confession d'un homme qui a cessé de croire en ses semblables et en l'intervention divine. Côté acteurs, Scarlett Johansson est sublimement parfaite, mais c'est surtout son partenaire, Jonathan Rys Meyers qui domine ce film par son interprétation subtile et sa beauté ambiguë.

    Bang Bang !

    Plus encore que les fans de W.A, ceux de Cronenberg ont été déçus par ce film a priori abordable et incroyablement banal. Pourtant, le terrible canadien s'avère bien plus roublard et se sert de cette apparente normalité pour mieux manipuler le spectateur. Tout commence par une paisible bourgade américaine où un honnête père de famille, Tom Stall tue par légitime défense deux braqueurs qui tentaient de dévaliser sa cafétéria. D'abord célébré par les médias et sa famille, l'homme finit par attiré des gangsters redoutables, qui voit en lui un de leur ancien collègue. Tom nie en bloc ce passé de caïd, mais l'homme s'avère incroyablement habile lorsqu'il s'agit de tuer.

    Avec ce nouvel opus qui lorgne ostensiblement du côté de Tarantino et de Peckinpah, Cronenberg offre plusieurs grilles de lecteurs sur la violence. Il y a d'abord, la plus évidente, la référence à la société américaine qui tend à voir le danger à l'extérieur alors que la vraie menace provient de l'intérieur. Ensuite, le réalisateur souligne l'attitude paradoxale d'une société qui tient un discours pacifiste (genre on ne règle pas les conflits par la violence on est des gens cools et bla bla bla) mais qui en même temps glorifie la légitime défense, même dans ses formes extrêmes. Ainsi, lorsque Tom débarrasse la ville de deux pourris, il est encensé par sa famille et le shérif local, mais lorsque notre héros révèle peu à peu un passé peu glorieux, le malaise s'installe parmi les siens, malaise qui provient sans doute de la fascination que tout un chacun éprouve face à la violence. Chacun au fond de soi éprouve une jubilation face au sang comme en témoigne cette scène d'amour presque sado masochiste, comme en témoigne aussi le plaisir des spectateurs devant les différents règlements de compte. Et là, il faut reconnaître la roublardise du réalisateur : en empruntant au cinéma de Tarantino sa violence esthétique et burlesque, il invite chacun à réfléchir sur son propre rapport à la violence. Cronenberg pour sa part ne valide ou ne réfute aucune thèse, et justement, cette absence de parti pris pourrait agacer certains. De même, on peut se demander si la dénonciation de la violence peut justifier le recours à des scènes brutales.
    Rythmé et divertissant, HOV bénéficie d'un casting parfait en tête duquel on retrouve Viggo Mortensen, qui prouve qu'il est un bien meilleur acteur que ne le laissait présager la Trilogie de Tolkien. Quant à sa partenaire, Maria Bello, elle incarne avec grâce et talent une femme forte !

     

    Tchuss !

  • Commentaires

    1
    Phylmots
    Jeudi 8 Décembre 2005 à 15:10
    Bonne route à toi
    sur l'autre rive...je passerai encore..
    2
    aggad
    Dimanche 5 Avril 2009 à 15:32
    rien
    salut je m'appelle kenza je voulait te dire que tes conne tchuss connase
    3
    aggad
    Dimanche 5 Avril 2009 à 15:34
    rien
    salut je m\'appelle kenza je voulait te dire que tes conne tchuss connase a oui je veut sortir avec toi
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :