• Born to be alive

    Born to be alive...

     

    Hi everybody,

     

    L'actualité progresse à une vitesse grand V, il devient alors de plus en plus difficile pour moi de suivre. Je devais écrire une page sur les JO et j'étais alors prête à lancer quelques piques bien senties sur Paris 2012. Cependant, après les attentats de Londres, je n'ai plus eu envie de débattre des négociations du CIO, je n'avais plus envie de rire de la petite guéguerre entre Blair et Chirac. Tout cela me parait tellement vain devant les souffrances des familles.

    Cette semaine n'a pas été vraiment rose, sans m'étendre là dessus, je dirais même qu' elle a été stressante. Je n'ai pas beaucoup dormi ni beaucoup mangé..Je n'arrêtais pas de me poser des questions sur mon existence actuelle. Se lever, se laver, aller au bureau et regarder un ordinateur tourner pendant des heures, puis prendre les  transports, aller bosser à la BU, puis rentrer chez soi pour se retrouver devant un appartement vide.  On trouve toujours des moyens d'oublier un instant la vacuité du quotidien : les soldes, le cinoche, la bouffe, etc...Mais au bout du compte on ne fait qu'entretenir des sentiments furtifs et non le véritable bonheur. Je viens enfin de comprendre la différence, du point de vue bouddhiste entre le bonheur et le plaisir. Commme quoi, dans Plaidoyer pour le bonheur, il n'y a pas que des futilités.

    Je viens de lire qu'un fan d'Harry Potter s'est suicidé parce qu'i y a eu un spoiler sur l'identité de la personne qui meurt dans le tome 6. Il s'est tué parce qu'après cette révélation, il lui semblait que sa vie n'avait plus aucun intérêt. Je sais que pour certains, cette histoire est drôle voire incompréhensible. Moi j'ai eu de la peine pour lui, d'autant plus que sa famille semblait enfin se rendre compte de sa détresse. C'est triste non, attendre qu'une personne soit morte pour réaliser enfin ce que fut son existence. Mais à quoi cela peut il bien servir, réhabiliter les gens quand ils ne sont plus là? Au fond, comme disait je ne sais plus qui, ce n'est pas la mémoire des morts qu'on soulage mais celle des vivants.

    Mais qui vous parle, j'ai déjà eu l'occasion de voir des gens que j'aimais mourir, sans avoir pu leur dire à quel point je les aimais. En dépit des messes, des cérémonies et des témoignages, la réalité était là dans toute sa cruauté : ils sont à jamais disparus et jamais plus je n'aurais l'occasion de dire à quel point je regrette pour certaines choses. C'est une erreur qu'avec l'âge, j'essaie de combler, même si envers certaines personnes j'éprouve une rancoeur tenace. Dès que j'ai appris pour Londres, j'ai essayé de joindre ma meilleure amie et Dieu merci elle était saine et sauve. Elle a trouvé mon inquiétude un peu exagérée mais j'en ai cure, elle est en vie et c'est tout ce qui compte.

    Tchuss!


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